Toshiro Muto, l’inconnu qui va diriger la Banque du Japon (BoJ)

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Le départ du gouverneur Shirakawa, quelques semaines avant la fin de son mandat officiel, ouvre la porte à une procédure de sélection et de nomination d'un nouveau gouverneur à la tête de la Banque du Japon (BoJ). Depuis plusieurs jours, avec insistance, le nom de Toshiro Muto est évoqué. C'est un inconnu pour le grand public bien qu'il ait côtoyé le pouvoir pendant quasiment toute sa carrière. Il a en effet travaillé pendant 35 ans au sein du Ministère des Finances avant d'être nommé vice-gouverneur de la BoJ en 2003. Son nom avait d'ailleurs été évoqué en 2008, déjà, pour être nommé gouverneur mais sa candidature fut refusée par la Chambre haute du Parlement nippon. A l'époque, on s'inquiétait de l'indépendance de l'institution qui pourrait être remise en cause du fait du parcours du candidat.

Ce dernier point n'est plus un problème en 2003 puisqu'avec la formation du nouveau gouvernement en décembre, l'indépendance de la banque centrale n'est plus que de façade. Le gouvernement sortant a même été contraint de reconnaître publiquement le fait que l'institut travaille en étroite collaboration avec le gouvernement, faisant au passage un geste de bonne volonté en janvier dernier en augmentant la cible d'inflation à 2%.

Le profil de Toshiro Muto est loin d'être atypique. Contrairement à d'autres banquiers centraux, il n'a pas fait ses classes à Goldman Sachs mais a le profil du bon fonctionnaire nippon, conservateur par essence. En effet, il est connu, jusqu'à présent, pour sa position très orthodoxe en termes de politique monétaire. Favorable à l'augmentation du bilan des banques, il est contre le principe d'un rachat d'aobligations souveraines étrangères afin d'affaiblir le yen.

Toshiro Muto

Le départ du gouverneur Shirakawa, quelques semaines avant la fin de son mandat officiel, ouvre la porte à une procédure de sélection et de nomination d’un nouveau gouverneur à la tête de la Banque du Japon (BoJ). Depuis plusieurs jours, avec insistance, le nom de Toshiro Muto est évoqué. C’est un inconnu pour le grand public bien qu’il ait côtoyé le pouvoir pendant quasiment toute sa carrière. Il a en effet travaillé pendant 35 ans au sein du Ministère des Finances avant d’être nommé vice-gouverneur de la BoJ en 2003. Son nom avait d’ailleurs été évoqué en 2008, déjà, pour être nommé gouverneur mais sa candidature fut refusée par la Chambre haute du Parlement nippon. A l’époque, on s’inquiétait de l’indépendance de l’institution qui pourrait être remise en cause du fait du parcours du candidat.

Ce dernier point n’est plus un problème en 2003 puisqu’avec la formation du nouveau gouvernement en décembre, l’indépendance de la banque centrale n’est plus que de façade. Le gouvernement sortant a même été contraint de reconnaître publiquement le fait que l’institut travaille en étroite collaboration avec le gouvernement, faisant au passage un geste de bonne volonté en janvier dernier en augmentant la cible d’inflation à 2%.

Le profil de Toshiro Muto est loin d’être atypique. Contrairement à d’autres banquiers centraux, il n’a pas fait ses classes à Goldman Sachs mais a le profil du bon fonctionnaire nippon, conservateur par essence. En effet, il est connu, jusqu’à présent, pour sa position très orthodoxe en termes de politique monétaire. Favorable à l’augmentation du bilan des banques, il est contre le principe d’un rachat d’aobligations souveraines étrangères afin d’affaiblir le yen.

Ce profil ne correspond pas tout à fait à ce que recherche le Premier ministre Shinzo Abe qui tient à ce que la BoJ sorte l’artillerie lourde pour sortir de la déflation et affaiblir le yen sur le marché des changes. Cependant, l’homme choisi a priori par le pouvoir a l’avantage de faire consensus car, comme par le passé, sa nomination devrait être validée par la Chambre haute du Parlement, où le parti au pouvoir n’est pas majoritaire. Au final, le seul vrai handicap de Toshiro Muto est son âge. Il a en effet 69 ans et ne risque que de faire un mandat de cinq ans.

Ce choix devrait en tout cas être officialisé d’ici quelques jours selon des sources officielles. Le nouveau gouverneur aura pour tâche de mettre en oeuvre la feuille de route du gouvernement. Deux objectifs principaux sont à atteindre: sortir de la déflation avec un objectif d’inflation à 2% qui pourrait être atteint d’ici deux ans et redonner du souffle à la croissance grâce à une politique du yen faible. A ce sujet, le quasi-mutisme du G20 concernant la politique monétaire nippone peut être considéré comme un banc-seing donné à Tokyo. Bien que conservateur, la marge de manoeuvre de Toshiro Muto devrait être faible et, au final, son mandat devrait surtout se résumer à appliquer les décisions prises par le Ministère des Finances et le Premier ministre. C’est donc dans une position affaiblie que Toshiro Muto va prendre le siège du gouverneur Shirakawa.
 

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