ACtualites du marche des changes

euro 2012

Quels sont les enjeux de la semaine pour la devise européenne?

D’un point de vue fondamental:

Cette semaine s’annonce riche en publications économiques, on devrait observer une continuation de la volatilité sur le marché des changes. 
La semaine dernière, la devise européenne a entamé un rebond haussier le 10 juillet sur le support des 1.2754 en affichant une hausse de 2.64%, portée par les minutes du FOMC et par le discours de Ben Bernanke.

Le président de la FED a indiqué une poursuite sans réserve des injections de 85 milliards par mois, en indiquant que la FED maintiendra probablement sa politique de taux bas pendant encore quelques temps même si le chômage passe à 6.5% (l’objectif de la FED). De plus, les investisseurs pensaient qu’une majorité des membres du FOMC était en faveur d’une baisse des injections massives de liquidité, or ce n’est pas le cas il y a “juste” la moitié des membres du FOMC.

Actuellement, La paire est toujours dans son range, la devise semble chercher sa direction depuis le rebond haussier. La dégradation de la France par Fitch ainsi que la publication des bonnes statistiques chinoises (PIB, production, ventes au détail) n’ont pas eu d’impact ce matin sur la paire eurodollar.

Lire la suite
Jrme Revillier

PAROLE D’EXPERT: “Plus que jamais le forex est intéressant!”

Bonjour Jérôme Revillier! Merci de vous prêter au jeu de notre nouvelle série de l’été “Parole d’expert”. Il n’est plus nécessaire de vous présenter tant vous êtes connu dans le milieu du trading francophone. Avec les nombreux remous des derniers mois en termes de politique monétaire et le retour des volumes sur le forex, est-ce que le marché est de nouveau intéressant à trader pour les particuliers?

La grande force du marché des changes est justement qu’il y a toujours des opportunités. Particuliers comme professionnels viennent chercher à la fois du rendement mais aussi de la protection contre le risque de change pour les investissements et les transactions.

Avec l’ambiguïté accrue du discours des banques centrales qui diverge fortement avec les actes, la nervosité devrait être présente tout au long de l’été aidée par des volumes naturellement moins forts.

Ben Bernanke a parfaitement illustré cette dualité mercredi dernier en prenant les marchés à contre-pied en annonçant que la fin du QE n’était pas pour tout de suite alors même que le ton était nettement moins accommodant lors de sa dernière conférence de presse suite au comité monétaire. Les marchés avaient alors rapidement (sur-) interprété un arrêt prochain du soutien de la FED. Le gouverneur n’a d’ailleurs pas pu cacher de grandes tensions au sein même des membres du comité sur la politique à tenir.

Mario Draghi est entré lui aussi comme jamais la BCE ne l’a fait dans le bal de l’assouplissement, en utilisant désormais des “forward Guidance” assurant des taux bas pour une durée longue. Toutefois, dans la pratique, l’austérité allemande pourrait bien rendre difficile la mise en pratique de telles promesses.

Lire la suite
inflation banque_centrale

Pourquoi les programmes de soutien des banques centrales n’ont pas créé de l’inflation?

Que ce soit dans l’Eurozone, en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis, ou encore au Japon, toutes les autorités monétaires, à travers les différentes banques centrales ont décidé de mener des politiques accommodantes. Les bas taux pratiqués, doublés des programmes de rachat de titre qui viennent massivement en aide aux banques, devraient logiquement entraîner l’inflation: c’est l’effet Fisher qui désigne cette relation inverse entre inflation et masse monétaire. Pourtant, l’inflation prévue demeure faible, si bien qu’une partie des gouverneurs de la FED souhaitaient préserver ces politiques plus longtemps.

Pour mieux comprendre le phénomène, il convient d’expliquer comment les prix sont amenés à monter. Sans entrer dans la théorie pure, lorsque les taux des banques baissent, c’est le “prix” de l’argent qui diminue, stimulant ainsi la “consommation” d’argent: les ménages et les entreprises empruntent. Lorsqu’ils empruntent, la banque écrit une ligne de chiffres qui crédite alors les comptes: de l’argent est créé. Cet argent est destiné à être détruit lors du remboursement de l’emprunt. Toutefois, dans l’entre-deux, davantage d’argent circule: la masse monétaire est augmentée. Les agents constatant qu’il y a davantage de monnaie en circulation, ils vont vouloir s’en approprier une grande partie, en pratiquant des prix plus élevés.

Or, en l’espèce, la quantité de monnaie en circulation ne croît pas. Dans les faits, chaque banque dispose d’un compte auprès de la banque centrale. Ce sont ces comptes qui seront crédités lors du rachat d’actif notamment. On parle alors de monnaie centrale, et de base monétaire qui s’accroît. Cette monnaie est stockée dans ces comptes, et par conséquent, ne circule donc pas dans l’économie réelle: elle est stérilisée. Ainsi, c’est toujours la même quantité d’argent qui circule de sorte que les prix n’augmentent pas par le sentiment de profusion de monnaie.

Lire la suite

Recevez un plan d'investissement Crypto personalisé