Qu’est-ce que le « brexit » signifie pour l’euro ?

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Nous avons déjà évoqué longuement comment le « brexit » pourrait affecter l’économie du Royaume-Uni et les paires incluant la livre sterling. Voyons aujourd’hui comment cet événement sans précédent pourrait affecter l’Union européenne et l’euro sur le marché des changes. Certains analystes pensent que la devise européenne pourrait pâtir encore plus que la devise britannique, voici pourquoi.

Le « brexit » : première sortie avant d’autre ?
Selon certains économistes, la décision du Royaume-Uni de sortir de l’UE ne serait que la face émergée de l’iceberg. D’autres pays mécontents pourraient se décider à en faire de même. On parle aujourd’hui de la France, de l’Italie, des Pays-Bas, de l’Autriche, du Danemark, de la Suède, de la Finlande et de la Hongrie. Si certains hauts fonctionnaires de ces pays pensent dans ce sens, Bruxelles à du mauvais sang à se faire. A titre d’exemple, Marine Le Pen, leader du Front National et Luigi Di Maio, vice-président de la Chambre basse du parlement italien on évoqué, en cas d’élection, la mise en place d’un référendum identique à celui organisé en Grande-Bretagne. Le premier ministre hongrois a, quant à lui, réitéré que le « brexit » constituait un signal fort indiquant que l’UE avait besoin de changement. Même la chancelière allemande, Angela Merkel, a admis que le « brexit » était un tournant dans le processus d’unification européenne. Les britanniques ne sont, effectivement, pas les seuls à se plaindre de certaines politiques, notamment en matière d’immigration, imposées par Bruxelles.
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Nous avons déjà évoqué longuement comment le « brexit » pourrait affecter l’économie du Royaume-Uni et les paires incluant la livre sterling. Voyons aujourd’hui comment cet événement sans précédent pourrait affecter l’Union européenne et l’euro sur le marché des changes. Certains analystes pensent que la devise européenne pourrait pâtir encore plus que la devise britannique, voici pourquoi.

Le « brexit » : première sortie avant d’autre ?
Selon certains économistes, la décision du Royaume-Uni de sortir de l’UE ne serait que la face émergée de l’iceberg. D’autres pays mécontents pourraient se décider à en faire de même. On parle aujourd’hui de la France, de l’Italie, des Pays-Bas, de l’Autriche, du Danemark, de la Suède, de la Finlande et de la Hongrie. Si certains hauts fonctionnaires de ces pays pensent dans ce sens, Bruxelles à du mauvais sang à se faire. A titre d’exemple, Marine Le Pen, leader du Front National et Luigi Di Maio, vice-président de la Chambre basse du parlement italien on évoqué, en cas d’élection, la mise en place d’un référendum identique à celui organisé en Grande-Bretagne. Le premier ministre hongrois a, quant à lui, réitéré que le « brexit » constituait un signal fort indiquant que l’UE avait besoin de changement. Même la chancelière allemande, Angela Merkel, a admis que le « brexit » était un tournant dans le processus d’unification européenne. Les britanniques ne sont, effectivement, pas les seuls à se plaindre de certaines politiques, notamment en matière d’immigration, imposées par Bruxelles.


Potentiel assouplissement supplémentaire de la BCE

Alors que la banque centrale d’Angleterre a effectué une déclaration presqu’immédiatement après l’annonce des résultats du référendum citant qu’elle disposait d’outils de politique monétaire suffisamment efficaces pour traverser ce type d’intempérie, la banque centrale européenne a, elle, annoncé que des mesures de relance étaient déjà dans les tuyaux. Cela signifie que la BCE est prête à assouplir sa politique monétaire par le biais d’une nouvelle baisse de taux d’intérêt ou par un renforcement du QE alors que la BoE semble vouloir prendre son temps et évaluer la façon dont l’économie britannique digère la nouvelle avant de prendre des mesures concrètes.
La BoE pourrait, en plus, être préoccupée durant les prochains mois par les négociations qui vont s’engager avec l’UE pour trouver un accord visant à préserver le commerce et l’emploi du pays. La majorité des partenaires commerciaux principaux du Royaume-Uni sont les nations de l’UE (Allemagne, France, Italie, Pays-Bas, Belgique et Espagne). Si aucun accord ne vient à être trouvé, les dégâts pour les pays de la zone euro pourraient, de ce fait, être encore plus dramatiques.

Et maintenant ?
Suivant comment les négociations avec l’UE tournent, le divorce pourrait être long et désordonné d’autant plus que le Royaume-Uni devra respecter l’article 50 du traité sur l’Union européenne qui oblige le remplaçant de Cameron à signifier également son intention de quitter l’UE.
Dans sa déclaration post vote, le président de la commission de l’UE, Jean-Claude Juncker a affirmé que le Royaume-Uni resterait membre de l’UE jusqu’à ce que les négociations soient terminées. Le délai peut donc aller jusqu’à deux ans et même plus si le RU demande une extension.
Est-ce le début de la fin pour l’Union européenne ? Personne ne peut encore le dire avec certitude. Il faudra attendre de voir les effets du « brexit » pour en savoir plus.

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