


– La monnaie unique européenne s’est maintenue grâce à l’indice Ifo allemand
– Session plutôt calme en raison de la fermeture des marchés américains
Hier, la session sur le marché des changes était plutôt calme en raison d’un calendrier économique très peu chargé et de la fermeture des marchés américains pour cause de jour férié.
L’aversion au risque a fait son retour en raison de la poursuite des émeutes dans plusieurs pays arabes, notamment en Libye où le bilan s’alourdit d’heures en heures. D’autres pays, comme Bahreïn, le Yémen ou le Maroc ne sont pas épargnés par le mouvement qui est né en Tunisie en décembre dernier. Les investisseurs se sont repliés sur les actifs jugés sûrs en raison de l’instabilité du monde arabe. Les grands gagnants de la session de lundi furent incontestablement le dollar, le yen et surtout l’or. L’once d’or a repassé au-dessus de 1400 dollars, une première depuis le début du mois de janvier. Si l’instabilité se poursuit, il est probable que la devise franchisse son record historique atteint en décembre. Le franc suisse s’affichait en revanche en baisse sur le marché des changes, pénalisé par une correction technique face à l’euro et au dollar. Au cours des derniers jours, la devise helvétique avait profité de l’aversion au risque pour accumuler les gains sur le Forex.
Le BTM Schroeder Index est un indice américain portant sur les ventes des grandes chaînes de distribution. L’indice porte sur environ 80 chaînes et est


La hausse de la monnaie unique européenne fut le résultat des propos tenus par Lorenzo Bini Smaghi, membre du Directoire de la Banque Centrale Européenne. Ce dernier a affirmé Francfort surveille de plus en plus attentivement les pressions inflationnistes à l’oeuvre dans la zone euro, ce qui pourrait conduire dans les prochains mois à un relèvement monétaire. L’éventualité d’une accentuation du différentiel de taux d’intérêt entre les deux bords de l’Atlantique a joué un rôle moteur dans la hausse de l’euro, passant ainsi sous silence l’information révélée jeudi par le Figaro selon laquelle le Portugal pourrait faire appel dans quelques semaines à l’aide de l’UE.

Le pays peut légitimement se targuer que ses efforts ont payé. En effet, le déficit du budget de l’Etat portugais s’est réduit de 58.6% en janvier sur un an, grâce à la mise en oeuvre d’un plan d’austérité sévère. Ainsi, le déficit de l’administration centrale, qui exclut les collectivités territoriales, se montait le mois dernier seulement à 281.8 millions d’euros. Ayant pour objectif de faire passer le déficit public sous le seuil de 4.6% du PIB à la fin de l’année, le gouvernement espagnol compte sur la publication du déficit pour 2010 pour rassurer les créanciers. Selon toutes les probabilités, le déficit pourrait descendre en-dessous de l’estimation initiale de 7.3% après avoir atteint un record en 2009 à 9.3%.

Tous les trois mois, la Confédération des industries britanniques publie une enquête sur l’économie britannique. Cette enquête prend la forme d’un questionnaire portant sur 17

Les nouvelles inscriptions au chômage ont déçu en remontant après deux semaines de baisse. Toutefois, cette remontée est à relativiser car les inscriptions au chômage restent proches de leur plus bas depuis deux ans et demi. Selon le Département du Travail, du 6 au 12 février, 410 000 demandes d’allocations chômage ont été déposées.
L’indice d’activité manufacturière de la Fed de Philadelphie a en revanche réservé de bonnes surprises puisqu’il a largement dépassé le consensus pour s’établir à 35.9 contre 19.3 en janvier.

– Le Portugal va demander l’aide de l’UE
– Rebond du peso colombien
– Les évènements dans les pays arabes pèsent sur les marchés financiers
Mauvaise performance du dollar suite à une hausse des inscriptions hebdomadaires au chômage. En revanche, la bonne surprise constituée par l’indice Philly a permis de limiter les pertes et de permettre à Wall Street de reprendre un peu de terrain perdu. Le dollar a toutefois perdu beaucoup de terrain face au yen, enregistrant la plus forte baisse en l’espace de sept jours.
La journée fut en revanche très positive pour le franc suisse alors que l’Iran a envoyé deux navires de guerre à travers le Canal de Suez et que l’agitation politique et sociale se répand un peu partout dans les pays arabes, notamment en Syrie, en Libye et aussi à Bahreïn. Hier, le franc suisse a enregistré son plus important gain journalier face au dollar depuis le 28 décembre, avec une hausse de 1.2%. Aujourd’hui, la hausse fut plus mesurée, seulement de 0.9%. Le franc suisse bénéficie de son statut de valeur refuge tandis que les devises matières premières s’affichent en nette hausse suite à la croissance des prix des matières premières. Les permiers bénéficiaires sont le dollar australien et le rand sud-africain. Les évènements dans les pays arabes contribuent à une hausse des cours, notamment du baril de pétrole, ce qui se répercute sur les devises liées.